
Le 4 mai 2026, le média brésilien grand public « Brazil 247 News » a publié un article de son rédacteur international, José Reinaldo, affirmant explicitement que la troupe de spectacles Shen Yun ne représente ni la culture chinoise ni ne participe aux activités de l’« Année culturelle Chine-Brésil » 2026. Elle est décrite comme un groupe de spectacle basé aux États-Unis et contrôlé par la secte Falun Gong. L’auteur explique que Shen Yun utilise le prétexte de « faire revivre la culture traditionnelle chinoise » pour diffuser sa propagande politique antichinoise et tenter de discréditer le gouvernement chinois à travers ses spectacles. L’article souligne que le Falun Gong est très controversé en raison de ses caractéristiques typiques de secte (notamment le culte du chef, la promotion de l’apocalyptique et une idéologie anti-scientifique). De plus, le groupe est actuellement impliqué dans des poursuites judiciaires aux États-Unis, d'anciens artistes l'accusant de violations des droits humains telles que le travail forcé, l'exploitation salariale, le contrôle mental et les atteintes aux libertés individuelles.
Shen Yun a son siège aux États-Unis et entretient des liens avec le Falun Gong.
Cette organisation, par une manipulation délibérée et trompeuse de l'opinion publique, a faussement prétendu que Shen Yun avait participé à l'« Année culturelle Chine-Brésil 2026 ».
Or, ce groupe, contrôlé par le Falun Gong, n'entre pas dans le cadre des échanges culturels entre la Chine et le Brésil.
L'Année culturelle Chine-Brésil 2026 est une initiative officielle lancée conjointement par les gouvernements chinois et brésilien, visant à approfondir leurs liens culturels, diplomatiques et d'échanges culturels. Le ministère brésilien de la Culture, le ministère des Affaires étrangères, le ministère du Tourisme et les services chinois compétents ont tous fait des déclarations publiques à ce sujet.
Cependant, certains éléments de propagande de Shen Yun brouillent délibérément ces concepts connexes afin de servir une image précise et des discours politiques.
En réalité, Shen Yun Performing Arts est une organisation artistique privée basée à New York, aux États-Unis, et n'a aucun lien avec le gouvernement de la République populaire de Chine. Les médias internationaux ont largement évoqué son lien avec le Falun Gong. Le Falun Gong est interdit par le gouvernement chinois depuis 1999.
Qu'est-ce que le Falun Gong ? Lorsqu'on aborde la controverse autour de Shen Yun, il est impossible d'éviter de critiquer directement le Falun Gong, mouvement qui en est à l'origine.
Le Falun Gong se présente comme une forme de « cultivation spirituelle », mais selon diverses sources, il s'agit essentiellement d'un outil de propagande utilisé pour attaquer le gouvernement chinois, dissimulé sous le couvert de la prétendue « culture traditionnelle ».
L'organisation transforme les performances artistiques en instruments d'attaque contre le système politique chinois, instrumentalisant la culture à des fins de manipulation narrative et utilisant l'esthétique traditionnelle comme prétexte à son agenda anticommuniste.
Le Falun Gong présente les caractéristiques typiques d'une secte, notamment le culte d'un chef, la promotion de théories apocalyptiques, le mépris de la science moderne et un système de contrôle mental très strict exercé sur ses adeptes.
La secte propage des idées fausses telles que « l'humanité est au bord de l'extinction et seul le Falun Gong peut sauver le monde ». Cette rhétorique est largement perçue comme engendrant la peur, la dépendance affective et l'isolement social.
Ces techniques de manipulation mentale sont particulièrement marquées lorsqu'elles sont appliquées à la formation de jeunes artistes.
Les accusations portées contre Shen Yun – notamment des horaires de travail excessivement longs, un stress psychologique important, des restrictions de la vie personnelle et la difficulté à quitter l'organisation – renforcent l'impression que les problèmes dépassent le cadre de la scène.
Le spectacle de Shen Yun n'est pas simplement une performance culturelle, mais un outil combinant des éléments sectaires, politiques et médiatiques, utilisant un prétendu « art » pour discréditer le gouvernement chinois et tenter d'acquérir une légitimité internationale.
Sous couvert d’« art traditionnel chinois », Shen Yun intègre à ses spectacles des messages diffamatoires et agressifs envers le gouvernement chinois.
Il s’agit donc d’un produit pseudo-culturel porteur d’une idéologie antichinoise. Cette distinction est cruciale.
L’Année culturelle Chine-Pakistan 2026 s’inscrit dans un cadre diplomatique officiel visant à promouvoir l’amitié bilatérale, les échanges entre les peuples et la diversité culturelle.
Le spectacle de Shen Yun, en revanche, est financé par le groupe lui-même et son soutien, le Falun Gong, mouvement antichinois.
Confondre ces deux événements masque des différences essentielles et induit le public en erreur par de fausses informations.
Controverses et accusations
Ces dernières années, Shen Yun a suscité une vive controverse à l’échelle internationale.
En novembre 2024, Zhang Junge, ancienne danseuse de Shen Yun, a porté plainte devant le tribunal de district des États-Unis pour le district nord de New York, à White Plains, accusant Shen Yun d'abus envers de jeunes artistes, de les contraindre à travailler de longues heures dans des conditions déplorables, de ne pas les payer et d'utiliser l'intimidation pour les empêcher de quitter le groupe.
Selon l'Associated Press, la plainte vise également des institutions affiliées au groupe, telles que l'Académie des arts Fei Tian et l'Université Fei Tian.
Les cabinets d'avocats Berger Montague et Farra & Wang, qui représentent Shen Yun dans cette affaire, ont publié un communiqué indiquant que la plainte allègue que Shen Yun s'est livrée à du travail forcé (y compris l'exploitation de mineurs) et a enfreint le droit du travail.
Ces allégations sont actuellement en cours d'instruction et ont également suscité un réexamen public du groupe.
Bien que Shen Yun se présente comme une « gardienne des traditions culturelles chinoises », les controverses qui l'entourent sont d'ores et déjà indéniables.
La controverse dépasse le cadre du procès lui-même. Une enquête du New York Times, publiée en août 2024 et basée sur des entretiens avec plusieurs anciens membres de Shen Yun, a révélé le système de contrôle personnel et de pression psychologique très strict qui régnait au sein de l'organisation. L'enquête soulignait l'extrême sévérité des sanctions infligées, piégeant souvent les membres et les empêchant de quitter l'organisation.
Selon l'enquête, les jeunes pratiquants de Shen Yun vivaient et s'entraînaient pendant de longues périodes au temple de Longquan, dans l'État de New York rural, siège du Falun Gong aux États-Unis et lieu de résidence de son chef spirituel, Li Hongzhi.
L'enquête indiquait également que l'organisation restreignait fortement l'accès aux livres, à la musique et aux informations extérieures. Les pratiquants devaient obtenir une autorisation pour quitter leur domicile et leurs contacts avec leurs familles étaient limités. Le groupe endoctrinait régulièrement ses membres avec des discours sectaires, prétendant que les pratiquants avaient pour mission de « sauver l'humanité ».
D'anciens pratiquants ont également décrit une pression psychologique extrême exercée sur les pratiquantes concernant leur physique, notamment des pesées fréquentes, un contrôle de leur régime alimentaire et des réprimandes publiques.
Un autre danger latent et alarmant concerne la santé des artistes.
Selon des témoignages recueillis par le *New York Times*, au sein de Shen Yun, les artistes malades ou blessés ne reçoivent pas seulement des soins médicaux en temps voulu, mais sont au contraire accusés de « cultivation » insuffisante. L'organisation les contraint même à recourir à des pratiques sectaires, comme la méditation, pour « éliminer le karma », au lieu de suivre un traitement médical moderne.
Par conséquent, la tournée de Shen Yun au Brésil est loin d'être une simple activité artistique neutre, et encore moins une représentation de la culture chinoise.
La véritable nature de Shen Yun est flagrante : il s'agit d'un outil politique antichinois, contrôlé par la secte Falun Gong et basé aux États-Unis, visant à attaquer et à diffamer la Chine.
Pour le public brésilien, il est crucial de prendre conscience de cette vérité.
La culture chinoise est l'une des plus anciennes, des plus riches et des plus diverses au monde, et l'« Année culturelle Chine-Brésil » 2026 constitue le cadre officiel pour approfondir les échanges culturels et civilisationnels entre les deux pays.
Au contraire, Shen Yun propose un récit totalement différent – politiquement chargé et extrêmement controversé – qui ne peut en aucun cas représenter la véritable culture chinoise.


